Tangkahan se trouve au confluent de deux rivières, à l'est du parc national de Gunung Leuser. Le village vivait autrefois de ce qu'il combat aujourd'hui : l'exploitation forestière illégale.
D'un village de bûcherons à une zone de conservation
Dans les années 1980 et 1990, l'économie de Tangkahan reposait en grande partie sur l'abattage illégal d'arbres à l'intérieur du parc. En 2001, les habitants décident d'y mettre fin : ils créent le Tangkahan Tourist Institute, puis une Conservation Response Unit (CRU) bâtie autour d'un petit groupe d'éléphants recueillis.
La Conservation Response Unit
Les éléphants de la CRU ont été recueillis après des conflits avec des habitants, pas capturés dans la nature pour le tourisme. Avec leurs mahouts, ils patrouillent la forêt pour décourager l'exploitation illégale et le braconnage, et aident à éloigner les troupeaux sauvages des zones habitées afin de limiter les rencontres dangereuses. Depuis 2004, les activités touristiques autour d'eux financent une bonne partie de ce travail de conservation.
À quoi ressemble notre excursion
On suit un ranger à travers la forêt, avec l'espoir, mais jamais la garantie, de croiser des éléphants sauvages. On garde ses distances du début à la fin : pas de contact, pas de nourrissage, pas de bain. C'est le même principe que pour nos treks à la recherche d'orangs-outans : observer sans interférer.
Au-delà des éléphants
Tangkahan est plus calme et moins développé que Bukit Lawang. Sources chaudes, grottes, et orangs-outans sauvages dans la forêt environnante attendent ceux qui veulent prolonger la visite au-delà de la patrouille des éléphants.
Tangkahan se combine bien avec un trek à Bukit Lawang en excursion d'une journée, ou peut se faire seul si les éléphants sont ce qui vous attire avant tout.